Ces septièmes JICC, devenues régulières grâce à l’accueil que fait Constantine aux participants, traiterons cette année des cancers de la femme. La pertinence du thème choisi lors des JICC.VI a été confortée par le premier congrès national de la S.A.O.M dont les résultats sont publiés dans le livre des abstracts des JICC.VII.

Les cancers de la femme ont connu une augmentation d’incidence très nette depuis 1990. Ainsi, le nombre de nouveaux cas de cancers du sein a été multiplié par six de 1990 à 2010 et l’incidence actuelle de 67p105 sera celle de l’Europe (90p105) voire des Etats-Unis (110p105) probablement en 2020. L’amélioration des moyens diagnostiques et de la couverture sanitaire du pays ne saurait expliquer cette augmentation dramatique de l’incidence des cancers du sein.

Parmi les autres cancers de la femme, certains peuvent être considérés comme spécifiques à notre pays : ainsi, celui des voies biliaires dont les particularités avaient déjà été mises en évidence par l’équipe d’épidémiologie de Sétif, mettant l’Algérie avec certains pays d’Amérique du Sud dans les premiers pays pour l’incidence de ce cancer, particulièrement agressif.

Les intervenants nationaux et internationaux enrichiront certainement les débats sur les diverses localisations pour en escompter le plus grand bienfait pour nos compatriotes cancéreuses et améliorer significativement leurs chances de guérison.

Au nom du comité d’organisation, je souhaite la bienvenue à nos invités étrangers, aux soignants algériens impliqués dans cette guerre faite au cancer. En cette année 2011 où le plan cancer algérien a été initié, débattu, validé par les plus hautes autorités du pays, « l’espoir n’est plus vaincu et il n’y aura pas d’angoisse, atroce et despotique ni de drapeau noir sur nos crânes ».

Kamel BOUZID

05-10-2011